Et si la vie ne se mesurait pas en années ni en jours, mais en nombre de respirations?
And if life is not measured in years or days, but a number of breaths?
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Le lavage de l’intestin
C’est un processus par lequel vous nettoyez tout le tube digestif avec de l’eau salée. Le lavage de l’intestin est une purification qui relâche les tensions et qui donne aux organes intérieurs un repos absolument nécessaire. Il augmente l’énergie et donne une nouvelle clarté mentale. Ce processus peut être l’inspiration pour une nouvelle vie avec plus de conscience autour des coutumes alimentaires et éventuellement un changement de celles-ci.

Yoga Vidya Gurukul
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Tantra et Méditation
 
article du 2010-05-12

Le tantra repose sur une approche générale de la vie assez unique, autant que son approche de la méditation. C’est un système de développement personnel qui conçoit la vie dans sa globalité, toute expérience exaltante, sans réserve, et ne laissant aucune place pour les concepts philosophiques tels que le péché, qui ne sert qu’à produire la culpabilité et des complexes psychologiques. Ce sont les exactes antithèses du calme et de la paix d’esprit nécessaires pour une éducation complète et une réalisation personnelle accomplie. C’est à partir de ce point de vue que le Tantra se saisit de toutes les pratiques avec égalité, en cherchant à spiritualiser ou transformer chaque acte de la vie en action de dévotion et prise de conscience de la toute puissance ou Shakti, la force supérieure qui , dans le tantra, se conçoit comme une force féminine. Les plus puissants des instincts humains sont ceux qui nous poussent vers l’auto conservation, la survie, la procréation et les plaisirs sensuels. Alors que de nombreux systèmes et principes évoquent la difficulté de retenir les désirs « bas », le Tantra souligne que cette retenue, de ce qui est considéré comme des « bassesses » , ne peut jamais mener à une méditation mais plutôt à une « suppression personnelle », une pseudo pureté, un déséquilibre mental et des maladies physiques. Une maxime tantrique stipule que « l’homme doit grandir par là où il a péché ». C’est bien ici l’expression de la conception tantrique de la sexualité. Selon le tantrisme, l’homme ne peut jamais dépasser le niveau de la sexualité en la rejetant, mais seulement en l’acceptant intégralement, utilisant et spiritualisant les activités sexuelles naturelles d’un individu vers le chemin de la grandeur d’esprit et le développement de la conscience suprême. Sur ce point, l’homme évolue vers un état de compréhension totale de la vie, incluant le sexe. La transcendance de l’esprit ne peut être atteinte qu’au moyen d’une telle base, stable et forte. A ce point, l’état de brahmacharya (incluant le célibat spontané) s’évapore sans effort. Cependant, pour essayer d’atteindre une solide renonciation d’une fonction parfaitement normale et naturelle, alors que l’esprit est empreint de fantasmes sexuels, il n’y a là dedans que retenue et privation, bien éloignés de la Brahmacharya. Le tantra part du postulat que tout le monde n’est pas au même point de développement personnel et spirituel et que chacun a des besoins spécifiques en fonction de sa propre nature et évolution. En même temps, le tantra offre une solution pour tous les aspirants et inclut le sexe comme moyen d’évolution. Le sexe peut être utilisé comme un moyen de développement spirituel, ouvrant les sphères supérieures de la conscience ainsi que les chakras. Cela pourrait être la clé vers une conscience élevée pour les personnes qui sont retranchées dans une vie spirituelle qui n’évite que les contacts personnels et l’intimité. En réalité, cela ne devrait pas devenir comme une coquille dans laquelle un individu peut se réfugier à cause de son ignorance et ses troubles de personnalité. Le Tantra ne dégrade jamais le don de la sexualité mais lui donne le respect qui lui est réservé. Le sexe n’est jamais dénigré ni pratiqué comme les animaux, mais il est élevé aux plus hauts et des plus justes niveaux, le niveau où deux individus peuvent y perdre leur identité pour n’en faire qu’une, en communiant et plongeant dans la conscience universelle, ce qui est le but ultime de toute méditation. C’est un objectif difficile à atteindre, comme toute la pratique et le but du yoga, et cela peut s’atteindre par des années de pratique et de purification du corps et de l’esprit. De même, il est possible pour deux aspirants avancés d’arriver au même résultat et expérience de la conscience cosmique par le sexe conscient, en faisant tomber les barrières de l’individualité et la conscience égocentrique. Le sexe tantrique a été considéré comme une pratique permissive qui repose sur le vice. Mais ce n’est pas le cas. En réalité, sur la base des Shastras du tantra, la méditation sexuelle en tant que pratique spirituelle concerne une catégorie spéciale d’aspirants spirituels, les veera ou les « héroiques ». Seuls ces derniers ont le dévouement nécessaire ainsi que le self control pour élever l’union sexuelle au-delà du niveau habituellement empreint de passion et considéré comme une gratification des sens. Cela devient alors une pratique spirituelle non pas dédiée au plaisir mais au développement de l’union et l’expérience mutuelle de hauts niveaux de conscience. Il est intéressant de pratiquer la méditation sexuelle tantrique pour qui a la stabilité mentale qui donne la force de pratiquer la sexualité en observant l’éveil des sens au lieu de plonger dans un vice de consommation directe. Cela peut paraitre comme une petite nuance mais en fait, il en va de la conception intégrale de la sexualité et de la spiritualité. C’est seulement en connaissant et ensuite en maitrisant les sens qu’ils peuvent ensuite devenir des outils pour approfondir la spiritualité. Ce n’est pas une technique pour mieux faire l’amour, prendre du plaisir ou en donner mais c’est une forme de réalisation spirituelle qui passe par une technicité évidente en termes de sexualité. La nature de bien des gens aujourd’hui se décrit en tantra comme « pashu » ou animal. De telles personnes sont liées à la passion et les sens et sont par conséquent incapables de percevoir la nature divine de l’expérience sexuelle comprise dans le tantra. Pour cette raison, les tantriques soutiennent qu’ils ne doivent pas utiliser l’activité sexuelle dans un but de libération et les pratiques ne devraient donc pas être révélées à ces personnes. Elles projettent les qualités de leurs esprits sur un acte qui certes, est divin et qui peut mener les participants, ou pratiquants, à une intégration spirituelle. C’est la raison pour laquelle certaines pratiques tantriques ont toujours été cachées de ceux dont le niveau d’évolution spirituelle et personnelle ne permet pas l’approche intégrale de cette technique. Les pratiques dont nous allons parler sont ici révélées car il existe de plus en plus d’individus qui aperçoivent le chemin de développement personnel et qui se détache de la notion de culpabilité issue de leur conditionnement et qui par conséquent peuvent utiliser leur énergie sexuelle pour un but profondément spirituel, mystique et dans le but d’atteindre une forme d’illumination. Si vous riez à ce moment du texte, c’est peut être mal parti ! C’est dans cet état d’esprit que les sadhanas (élèves) doivent aborder le sujet. Dans Samadhi, la supra conscience, la conscience individuelle se marie avec la conscience universelle divine et en méditation tantrique, les partenaires s’unissent entre eux de la même façon qu’avec les consciences décrites avant. La pratique en soi est longue et très rituelle. Elle est très belle et lointaine par rapport à l’union sexuelle habituellement entendue et pratiquée pour ne permettre d’atteindre que de l’auto-satisfaction au travers d’un manque évident de contrôle et de sensibilité. C’est une expérience divine que d’approcher la sexualité de cette facon et élever l’esprit jusqu’une nouvelle et belle conscience du mystère de la vie et de trouver dans les yeux de l’autre le mirroir de notre pure « moi ». Dans le tantra, les sens sont utilisés pour découvrir ce qui est derrière tous les sens. La pratique tantrique peut paraitre attractive et comme une tentation mais il faut souligner qu’il n’est pas bénéfique pour tout un chacun de s’y essayer sans préparation et ceci pour un grand nombre de personnes contemporaines. Pour cette méditation, l’individu doit avoir un esprit fort et stable. Il est dit dans les Shastras que seuls ceux qui ont éliminé leurs peurs pourront atteindre le sommet de cette pratique. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de pratiquer cette méditation dans la foret dense ou en pleine nature, dans un coin isolé. Ils devraient pratiquer les fondamentaux du yoga, les pratiques de yogi, dans un environnement libre de toute perturbation. Traditionnellement, les aspirants pratiquaient cette méditation dans un caveau ou près des sépultures à cause de la sensation de solitude qui y règne le soir après les crémations ou à cause de la peur de la mort. Les individus qui ne sont pas capables de soutenir de telles situations sont trop faiblement préparés à se lancer dans la pratique tantrique sexuelle. Seuls ceux qui sont assez rationnels et préparés pour méditer près d’une tombe ou d’une sépulture peuvent donc se confronter à la puissance de cette méditation. Ceux qui veulent utiliser le sexe pour le développement personnel et spirituel doivent donc renforcer leur esprit par le biais de la purification mentale et d’autres techniques de yogis. Une des facettes les plus difficiles de l’étude du yoga et du tantra demeure dans la nécessité constante de concentrer les énergies, physiques, mentales, émotionnelles et spirituelles, dans une seule direction, vers un seul et unique point d’attention. C’est seulement ainsi que la réalisation personnelle peut s’opérer. De ce point de vue, le tantra est la meilleure solution car il rassemble les énergies vers le seul et unique point d’attention : le partenaire. Il est ainsi important d’élever l’autre au statut de divinité et de la célébrer en tant que tel. Ainsi, chacun augmente sa capacité et son potentiel humain, de cœur et d’esprit. L’individu se donne alors les moyens de vivre une vie divine, qui se ressent dans le quotidien et les responsabilités. Toutes les actions et décisions sont alors le fruit d’une force qui véhicule l’amour et la dévotion vers la puissance cosmique en personnifiant cette dernière en l’autre. C’est ainsi qu’une extraordinaire puissance se met en place, quand ce lien avec la puissance cosmique est établi, et le chemin vers une forme d’illumination se dessine. Ce n’est pas l’acte sexuel qui est le reflet de l’animal en nous. Plus que l’animal, ce qui ressort le plus est sa passion incontrôlée, sa gourmandise, sa colère, son vice, son insensibilité et son orgueil. à suivre